Notre fondateur: René Voillaume (1905-2003)


"J'ai découvert dans la vie de Charles de Foucauld, réalisées en une seule, les trois vocations qui m'ont attirées successivement : être moine, missionnaire et adorateur du Saint-Sacrement. " (Père Voillaume à Fez, au Maroc en 1995)


" A 16 ans, en 1921, la lecture de la vie du Père de Foucauld par René Bazin fut le début d'une longue amitié avec le frère Charles.


Père Voillaume célébrant l'eucharisite à Bonnefamille/France

Peu auparavant " un événement secret et tout intérieur " lui avait fait comprendre que, selon ses propres termes, le Christ " voulait que je me consacre tout à lui et à son Eucharistie ".

Cela le conduira au sacerdoce, le 29 juin 1929.

Le 8 septembre 1933, au Sacré-Cœur de Montmartre, après des années de réflexion et de préparation, René Voillaume et quatre compagnons prennent l'habit du Père de Foucauld et vont s'installer dans l'oasis saharienne d'El-Abiodh-Sidi-Cheikh. C'est de cette fraternité que naîtront les Petits Frères de Jésus.



" … une vie contemplative, toute centrée sur le mystère de la Présence eucharistique, et en même temps toute dévouée, à l'évangélisation des hommes les plus démunis ou les plus éloignés de l'Eglise. "
(Père Voillaume dans notre texte de fondation)


En 1938, au cours d'un pèlerinage au tombeau de Charles de Foucauld, à El Golea, en Algérie, il fait connaissance de celle qui allait être la fondatrice des Petites Sœurs de Jésus. Cette rencontre allait ensuite porter beaucoup de fruits, par les liens noués avec Petite Sœur Magdeleine de Jésus et une étroite collaboration toute au service de la vie et du développement des fraternités.

Père Voillaume au milieu des Frères

Fin 1950, il publie " Au cœur des masses ". C'est ce livre, sous titré " la vie religieuse des Petits Frères du Père de Foucauld " qui le fera connaître dans l'Eglise de notre temps.


"Je revenais toujours à Frère Charles, séduit par la simplicité de son amour pour Jésus, amour qu'il cherchait à exprimer en toutes choses et à chaque instant de ses journées." (Père Voillaume)


Quand on pense à la vie du Père Voillaume, le premier trait qui vient à l'esprit, c'est évidemment qu'il a été un fondateur. Non pas d'abord ou seulement parce qu'après avoir donné une orientation, une structure et une forte spiritualité aux Petits Frères de Jésus, il fera de même pour les Petits Frères et les Petites Sœurs de l'Evangile, ni parce qu'il a été impliqué dans la naissance de la Fraternité séculière et de celle des Instituts séculiers, ni parce qu'il s'est toujours senti concerné et prêt à aider, jusque récemment, chaque fois qu'un groupe nouveau s'inspirait de la vie et du message de Charles de Foucauld.

Fondateur, il l'a bien été mais avant tout et surtout en se mettant à l'écoute de l'Esprit Saint et en se laissant guider par Lui. Et l'Esprit, à partir d'un appel de départ pour une vie contemplative et missionnaire, lui a fait ouvrir des chemins nouveaux pour la vie religieuse et l'a mené bien plus loin que ce que lui-même pouvait voir et prévoir sur le moment. Comme à tout fondateur, il lui a été donné d'être à la fois en avance et en harmonie avec des besoins nouveaux et des mouvements profonds que l'Esprit suscitait dans l'Eglise. C'est sans doute pourquoi des générations se sont reconnues dans ce qu'exprimait " Au cœur des masses ".


Par cette ouverture à l'Esprit, le Père Voillaume a été, profondément un homme d'Eglise. Pas au sens où on parle d'un ecclésiastique, ni d'abord parce qu'il a été en contact avec de nombreux responsables d'Eglise, mais parce qu'il a "senti l'Eglise".
Père Voillaume avec le pape Paul VI.

Pour nourrir son projet, il a su écouter et mettre en dialogue les courants de vie ecclésiale les plus divers… Jusqu'à la fin de sa vie, il s'est intéressé de près à ce qui naît dans l'Eglise "

(Frère Marc Hayet, prieur des Petits Frères de Jésus, à l'enterrement du Père Voillaume)


« Cette possibilité que Dieu s’est réservée : se servir du cœur d’un pauvre homme, d’un cœur meurtri par la croix, brisé par l’amour , d’un cœur fondu d’humble tendresse envers ses frères, pour se faire connaître aux hommes à travers lui. »
(Père Voillaume)